|
|
||
|
|
LITTERATUREEnterrement de la voltige (roman)
Il en chie le p'tit bonhomme...
Ce roman, je l'ai commencé aux alentours de l'année 2004, il me semble. Au départ, ça n'était que quelques notes en vue d'un court métrage relatant la journée type d'un parisien qui se fait chier dans sa vie moderne, à qui il n'arrive rien, ce qui ne l'empêche pas d'observer un tas de choses sur ces contemporains. Puis, à la relecture, j'ai trouvé cette prise de notes intéressante d'un point de vue stylistique. L'idée m'est venue d'en faire un roman (dont le titre original était "Le pigeon voyageur qui voulait sauver le monde"), qui relaterait l'histoire d'un jeune homme parisien, s'ennuyant ferme dans ce monde et dans sa vie, et qui après avoir bien observé le monde décide de vagabonder (acte héroïque dans notre monde moderne).
Il en tire un délice merveilleux, un sentiment de liberté absolue et en vient donc naturellement à Dieu (pas aux religions! On parle de liberté divine là ...). Voulant alors faire profiter autrui de sa découverte (la vie est belle et l'Homme peut être grand s'il se réconcilie avec Dieu, on va l'appeler comme ça), il décide d'écrire un livre à la gloire de l'humanité (ce qui constitue l'Homme). Il replonge alors dans le monde et la vie sociale, mais, déçu à nouveau, il opte finalement pour un livre haineux, qui crache sur les êtres humains, coupables à ses yeux d'être indignes de leur humanité. Pour avoir aimé l'humanité, il en vient à détester les Hommes.
Son livre, effroyable, impitoyable, rencontre un succès fou et inattendu. On se l'arrache. Comme il l'as signé anonymement, le mystère s'accentue. Il se dévoile finalement, reçoit prix littéraires et distinction, mais constate amèrement que son livre, aussi lu soit-il, n'a rien changé à la vie non honorée des Hommes. C'est alors qu'il rencontre un présentateur télé vedette, qui lui casse son délire et ridiculise son action de vouloir changer les Hommes, taxant l'entreprise d'obsolète. La fin est à la fois désabusée, désenchantée, mais aussi l'espoir d'un bonheur qui reste à construire.
J'ai ÉNORMÉMENT travaillé ce roman. Peut être trop. Par là je veux dire qu'à trop vouloir maitriser la virgule et l'adverbe, on tarit le naturel et donc le personnel qui doit jaillir de l'inspiration. Mais peut être ne dis-je que des conneries car, par exemple, c'est après beaucoup de travail que le "personnel" ressort dans l'artistique. Peut être alors l'ai-je mal travaillé? Peut être (et certainement même) que j'ai énormément changé en quelques années (et ce livre en est une des causes principales) et qu'aujourd'hui il m'apparait comme un peu dépassé à mon goût.
Il reste à écrire...
Quoiqu'il en soit, quand je relis mon travail (très avancé), je suis partagé. Je trouve qu'il y a vraiment de très bons et (assez) nombreux passages, et d'autres plus lourds, plus adolescents, moins personnels, moins de mon actualité.Bien sûr, je pourrai les reprendre (et c'est qu'il faudrait faire et que je ferai peut être) mais retravailler ce qu'on a déjà énormément travailler n'est pas aisée et j'ignore si j'ai encore la force et l'envie de me lancer dans le récit de cette histoire. Ce serait pas mal quand même...
Ci joint un extrait. C'est un passage qui se situe lorsque notre protagoniste rencontre Dieu (c'est une image... Pas Dieu! Dieu n'est pas une image, c'est une sensation). Alors bonne lecture aux curieux et aux courageux!
|
|
|
|
||
MES SKETCHS